Les Egyptiens furent, paraît-il, les premiers à connaître les procédés de l’émaillerie, ils les auraient utilisés pour fabriquer leurs statuettes, leurs figurines et leurs amulettes serties d’ivoire, de pierres et de bronze.

Mais c’est à Byzance que l’émail fit réellement son apparition. En effet, l’émail était fondu sur du métal précieux dont les cloisonnés restaient de très faibles dimensions. D’ailleurs, un nombre considérable d’émaux byzantins sont toujours conservés dans les églises et les musées.

Ce n’est qu’au cours du dernier siècle avant Jésus-Christ que l’émail connaît un essor important en Occident. Cet artisanat d’art est employé dans l’ornement de nombreux bijoux. Mais c’est à partir de la fin du XVe siècle, que le centre de production le plus réputé devient Limoges. Ceci grâce à  la technique des émaux peints.

Les premiers objets étant rattachés à Limoges sont des châsses comme celle de St Etienne ou celle de St Martial, premier évêque de Limoges. C’est alors l’âge d’or des ateliers limousins : les œuvres sont exportées dans différents pays d’Europe comme l’Espagne ou l’Italie. L’émail se fait, principalement, sur du cuivre car son coût est beaucoup plus abordable que celui des métaux précieux comme l’or ou l’argent : les églises peuvent ainsi acquérir leurs objets liturgiques.

C’est au milieu du XIIIe siècle, que l’œuvre de Limoges continua d’évoluer mais la production fut de moins en moins abondante. Lorsqu’en 1370, le Prince Noir mit Limoges à sac, les ateliers disparurent.

Aprés deux siècles de décadence, l’émail connu un nouvel essort vers la fin du XIXe et au début du XXe siècle.